Dans le Journal du Dimanche, Lilian Thuram déclare qu'on ne le "forcera pas à revenir" en équipe de France et qu'il prendra une "décision très réfléchie" quant à son avenir en Bleu. Raymond Domnech, lui, espère le convaincre de poursuivre encore l'aventure quelques temps.
Alors que l'incertitude demeure sur son avenir en Bleu, Lilian Thuram, 34 ans, estime que ce n'est "plus la même situation" que lors de son retour à l'été 2005 : "La réponse n'appartient qu'à moi. Et je pense que le sélectionneur respectera ma décision si elle est négative. On ne me forcera pas à revenir." Sa décision sera motivée par des "critères sportifs" seulement. "Ce sera une décision réfléchie, très réfléchie, avance-t-il. Le problème est de voir si je peux être à la hauteur. A la Coupe du monde je l'ai peut-être été, mais il n'est pas dit que je pourrai toujours répéter les mêmes choses."
Le défenseur n'a pas été appelé pour le match amical en Bosnie-Herzégovine le 16 août en accord avec son club du FC Barcelone afin de pouvoir disputer la Supercoupe d'Espagne le lendemain face à l'Espanyol Barcelone. Mais "il y a de grandes chances" que le sélectionneur Raymond Domenech le retienne dans sa liste en vue du premier match des qualifications à l'Euro-2008 à Tbilissi contre la Géorgie, le 2 septembre. "Même si, avant la Coupe du monde, il (Domenech) m'avait convoqué sans me demander mon avis, ce serait logique qu'on en discute cette fois, espère-t-il toutefois. Il ne faut pas être stupide, quand même."
"Il y a de grandes chances"
Thuram, recordman français des sélections (121), avait pris sa retraite internationale après l'échec de l'Euro 2004 avant de revenir, en même temps que Claude Makelele et Zinedine Zidane, à l'été 2005, un peu à contre-coeur. L'ex-joueur de la Juventus Turin, impérial durant la Coupe du monde en Allemagne, avait même évoqué du bout des lèvres son désir de raccrocher les crampons à la fin du Mondial. "Je pense que pour le bien de tout le monde, il faut que je m'arrête. A cet âge-là quand même..." , plaisantait-il. Mais voilà, le parcours des bleus a ravivé la flamme. "J'ai vécu des moments tellement forts avec l'équipe de France ce dernier mois que je suis un peu perdu", déclarait-il au retour d'Allemagne.
Depuis, le Barcelonais a fait part de ses "doutes" quant à son avenir international.Interrogé mercredi sur l'éventuelle présence en Géorgie de Lilian Thuram et de Claude Makelele, qui a annoncé son départ des Bleus le 10 juillet, Domenech avait répondu: "Je le souhaite et je l'espère", ajoutant : "Je vais faire ce qu'il faut pour retenir les meilleurs joueurs le plus longtemps possible. J'ai parlé avec les deux, et ferai ce qu'il faut" . Car le sélectionneur a un souhait : effectuer une transition en douceur entre l'ancienne et la nouvelle génération. Alors, si l'envie est toujours là, pourquoi pas faire encore bout de chemin avec l'équipe de France. Gallas, lui, ne demande que ça.